Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Festivals de l’été : les TO entrent timidement dans la danse

Voilà l’été et avec lui la traditionnelle saison des festivals, qui fleurissent – tous genres confondus – partout en France. Un atout touristique majeur, qui n’est pas encore pleinement exploité.

En matière d’événements culturels, les retombées touristiques, ne seraient-ce qu’en terme de notoriété pour les lieux d’accueil, sont indéniables. Mais les choses se corsent dès lors qu’il s’agit d’en quantifier l’impact économique – jusqu’à 5 fois le budget des festivals – et a fortiori de l’optimiser. En effet, rares sont ces rendez-vous qui se retrouvent sur les gondoles des agences de voyages. Pas étonnant, les TO spécialistes de packages incluant ces manifestations ne se bousculent pas sur la scène. Serait-ce à dire que ce type de produits n’est pas dans le marché ? Pas si sûr. « Les événements français se portent bien », assure Alice Sender, responsable d’Ontours, spécialiste des festivals. Mais leur mise en tourisme s’avère compliquée. « Tout ce qui concerne l’hébergement est difficile à mettre en place. Les hôteliers sont réticents à faire des tarifs groupes sur des périodes où ils peuvent facilement afficher complet. » Mais pas impossible. L’implication des organisateurs est, elle aussi, indispensable à la mise sur le marché de prestations de qualité. Les offres packagées sont une occasion pour eux de se différencier. Les Eurockéennes, qui accueillent plus de 100 000 personnes du 3 au 5 juillet, ont ainsi accordé une exclusivité à Ontours. Un choix original, qui colle à l’évolution de la demande : plus d’organisation, plus de confort, moins cher. Les mêmes attentes, en somme, que pour n’importe quel court séjour.

« LES FORFAITS, ÇA MARCHE »

« Nous réalisons de plus en plus de ventes avec les agences, qui voient là le moyen de gagner de nouveaux clients », confie Johan Van Hengel, dirigeant de New East. « Un grand groupe français vient de nous donner son accord pour revendre nos voyages dans sa brochure. ». De son côté Evelyne Lehalle, directrice de Le nouveau tourisme culturel, à Nice, remarque que « les forfaits marchent systématiquement ». Les professionnels du tourisme savent très bien présenter une offre et l’adapter aux pratiques culturelles des différents publics », ajoute l’ex-responsable tourisme culturel d’Odit France. Ainsi des TO comme la Fugue, Clio, Intermède ou Mondorama, associent spectacles, visites touristiques et hébergement en hôtellerie de charme, et s’adressent à une clientèle souvent haut de gamme. Une stratégie gagnante sur les destinations phares telles qu’Avignon ou Aix-en-Provence, déjà complète, ou pour des événements plus intimistes, de la musique baroque de Beaune au piano des Jacobins, à Toulouse. De plus, la valorisation de la destination est l’objectif même des festivals. Pour capter cette clientèle et, plus largement, les 25 % de festivaliers (en moyenne) qui n’habitent pas la région, des synergies sont donc mises en place. Pour preuve, le festival Estuaire Nantes – Saint-Nazaire, qui compte désormais un poste de responsable de développement touristique occupé par Michel Ray, dont la fonction, dit-il, « consiste à faire se rapprocher les mondes du tourisme et de la culture ». Le dialogue entre ces deux univers ne pourra réellement s’établir sans l’implication des institutionnels, premiers intéressés par les importantes retombées économiques des festivals d’été.

Laisser votre commentaire (qui sera publié après moderation)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique