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Europe du Nord/Scandinavie (Publié le 28 septembre 2007)

La Finlande, la Grande-Bretagne et l'Irlande bénéficient d'un coup d'accélérateur, mais les ventes basculent de plus en plus sur Internet, au détriment des TO.

Perceptible depuis déjà quelques années, l'offensive des agences en ligne s'est poursuivie en 2006 et a de nouveau fortement influencé l'activité des TO programmant l'Europe du Nord et la Scandinavie, qui continuent à perdre des clients, notamment en courts séjours. Cette tendance se retrouve dans les statistiques de l'association de tour-opérateurs/Ceto.

Les clients se débrouillent de plus en plus par eux-mêmes

Les ventes de voyages à forfait ont reculé de 0,1 % dans la région en 2006, après déjà une baisse de 4,9 % en 2005. Pays par pays, l'écart entre la fréquentation française (+7,5 % pour l'Allemagne, +11,4 % pour la Grande-Bretagne, +15,4 % pour les Pays-Bas et +16,1 % pour l'Irlande) et les performances des TO ne cesse donc de se creuser, évidemment dopé par la multiplication des compagnies à bas tarifs qui poussent les clients à se débrouiller seuls. A noter que DB France, qui n'avait pas communiqué de chiffres en 2005 pour cause de restructuration, a fait de même en 2006. Le TO vient d'abandonner son activité de tour-operating au profit de son coeur d'activité : la vente de billets de train.

Encore une fois, les voyagistes programmant la Grande-Bretagne sont particulièrement à la peine. La plupart des opérateurs continuent de dégringoler : Brittany Ferries (-15%), Sea France (-27 %), Jet tours (-7,2 %) et surtout Transeurope (-25%), qui avait déjà perdu 46,9 % de ses clients en 2005. Verdié Voyages, grâce à ses séjours linguistiques, tire son épingle du jeu, avec 21 644 clients (soit une hausse de 7 % d'une année sur l'autre). De même Europauli.

Les autocaristes drainent avec succès une clientèle de province

Paradoxalement, l'Irlande, autre eldorado des low cost, résiste mieux, grâce à une production axée sur les circuits et autotours. Malgré un léger recul de 3,3 %, Gaéland Ashling a su encore séduire 12 100 clients. Bennett (+14,7 %) et Kuoni/Scanditours (+13,1 %) font aussi une bonne opération, aux dépens de Brittany Ferries (-25 %). Toujours vers l'Irlande, la performance de Tour Indicom Voyages (+45,9 %, à 1 700 clients) est également à remarquer. "Nous travaillons beaucoup avec les autocaristes, ce qui nous permet de drainer une large clientèle de province. Nous avons aussi bénéficié de l'activité de notre agence commerciale à Marseille", explique Amin Salama, directeur général du tour-opérateur. Une bonne performance qui devrait se confirmer en 2007, avec l'ouverture d'une autre antenne commerciale à Lyon.

Côté Scandinavie, même s'il faut toujours manier les données statistiques des offices de tourisme (en "nuitées touristiques") avec beaucoup de précaution, la fréquentation française a connu une croissance mesurée de 2,6 à 6 % selon les pays. "En général, la Scandinavie a tendance à mieux fonctionner quand les Etats-Unis vont mal, car les deux régions ont des clientèles communes", explique Barbara Grenie, directrice de production chez Kuoni/ Scanditours. Ce qui fut le cas en 2006. A noter que les chiffres du TO, en baisse sur certaines destinations par rapport à 2005, s'expliquent par une nouvelle méthode de comptage, qui n'intègre plus les clients ferries.

Enfin, la Finlande a enregistré un nouveau bond de 20% en 2006 (133 000 touristes français), après déjà une envolée de sa fréquentation française de 15,8% l'année précédente. Même si la destination peine à se vendre durant la saison estivale, l'effet "motoneige et Père Noël", ainsi que les nombreux vols charters durant l'hiver, jouent donc toujours à plein.

 

"La Scandinavie a tendance à mieux fonctionner quand les Etats-Unis vont mal, car les deux régions ont des clientèles communes."

 

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