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Europe centrale

La Bulgarie balnéaire fait recette chez les TO français et s’impose comme une nouvelle vedette. La Russie souffle le chaud et le froid.

La Bulgarie serait-elle la nouvelle étoile du tourisme ? Toujours est-il que la destination brille de plus en plus dans la constellation centre-européenne. Avec ses 350 km de littoral, elle fait tourner la tête à trois fois plus de Français qu’en 2001 ! Les TO ont apporté leur pierre à cette mise en orbite, en mettant en place des vols spéciaux et en ouvrant des hôtels-clubs francophones.

Leader, Plein Vent a ainsi signé un contrat de cinq ans avec l’hôtel Dobrotitsa. Contrairement à l’idée reçue, la Bulgarie n’est pas une alternative à la Croatie, qui est davantage culturelle et plus chère, estime Carole Pellicer, DG déléguée du TO niçois. C’est une destination qui tient plutôt la comparaison avec la Tunisie, de par son bon rapport qualité-prix et ses atouts balnéaires pour les familles. Et d’ajouter : Cette année, nous n’avons pas augmenté la voilure. Nous estimons avoir atteint une certaine vitesse de croisière. Une prudence à l’aune, aussi, d’une concurrence accrue. Look Voyages a fait une arrivée remarquée avec son Lookéa d’Albena, ouvert en 2006. Marsans/Transtours a également débarqué l’an dernier avec un réel succès. Et Fram est revenu en 2006 sur la Riviera de l’Est, qu’il avait abandonné en 1990. Ces trois nouveaux joueurs totalisent quelque 10 000 clients. Pour les accompagner, les voyagistes apprécieraient désormais la présence d’un office du tourisme à Paris.

Un voeu qu’ils réitèrent pour la Russie. Le pays avait la gueule de bois en 2005. Sans doute gonflée par les voyages professionnels liés au dynamisme économique, l’affluence française a progressé de 6,7 % en 2006. Certains TO en profitent aussi, à l’image d’Inexco (+10 %). Pourtant, le leader sur le pays parle de bilan mitigé. Nos ventes ont été assez bonnes au niveau des incentives, commente le DG Bruno Lachaize. En revanche, la croisière était à la traîne, un constat qui vaut aussi pour 2007. Dans l’imaginaire français, la Russie est une destination bon marché, alors que les prix ne cessent d’augmenter, ajoute le DG. A noter qu’Inexco a racheté CGTT Voyages. De fait, cette dernière marque n’apparaît plus dans notre classement.

La concurrence de véritables flibustiers du ciel

La Russie est en revanche en retrait de 6 % chez Marsans/Transtours en 2006, autre ambassadeur tricolore. Le pays connaît depuis toujours des hauts et des bas, commente Bruno Gallois, PDG, un rien fataliste. Il était à la peine en 2006 mais reprend des couleurs cette année, sans doute grâce à un réajustement de notre offre de croisières. Bruno Gallois pointe toutefois des faiblesses chroniques, comme l’absence d’efforts de promotion, une hôtellerie tournée vers les voyageurs d’affaires (avec un manque d’hôtels moyen de gamme), et des prix élevés.

Autre poids lourd, la République tchèque fait grise mine en 2006. Alliance du Monde en est le témoin (-13 %). Le TO attribue cette érosion à la concurrence du Net, couplée à l’essoufflement du forfait classique. Nous pâtissons d’une évaporation de la clientèle vers Internet et les compagnies low cost, souligne Hani Sidrak, DG du voyagiste. D’autant que ces flibustiers du ciel que sont Smartwings et Skyeurope proposent désormais sur leurs sites, en plus du vol, l’hébergement. Loin de baisser les bras, Alliance du Monde travaille depuis cette année avec ces deux transporteurs pour tirer les prix au plus juste, et crée un réceptif à Prague. A l’inverse, Marsans/Transtours a clôturé une belle année tchèque en 2006, tirée par son offre de courts séjours (abandonnée depuis dans le cadre de sa politique de recentrage). Pour Bruno Gallois, Internet va peu à peu phagocyter le marché des week-ends en Europe.

Enfin, les pays baltes, après le fort coup de projecteur lié à leur entrée dans l’Union européenne, ne sont plus dans leur phase de forte croissance. Amlav observe même un recul. Commentaire du TO : toujours très à la mode, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont attiré de nouveaux TO. D’où, à certaines dates, des problèmes de disponibilités hôtelières et aériennes qui ont freiné les ventes.

Un poids lourd qui fait grise mine en 2006 : la République tchèque.

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