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En congé solidaire, sur les traces des lémuriens

Élise IDRIS, assistante chef de projet qualité chez Voyages-sncf.com, a bénéficié d’un congé solidaire à Madagascar pour développer un circuit écotouristique.

Je n’étais pas particulièrement sensibilisée à la solidarité internationale et au tourisme responsable, mais ce sujet m’intéressait. J’ai donc décidé de profiter des congés solidaires mis en place par Voyages-sncf.com avec Planète Urgence. L’entreprise verse une subvention à cette association, qui nous prend ensuite en charge sur une mission de solidarité internationale. Ils payent aussi le transport, ce qui n’est pas le cas dans toutes les entreprises. Je suis donc partie deux semaines pendant mes vacances dans le nord de Madagascar, après une journée de formation. Arrivés sur le Parc national d’Ankarafantsika, nous avons été accueillis comme scientifiques, pour recenser les lémuriens dans la réserve, mais nous n’avions rien de scientifiques ! Nous avons donc finalement participé au développement des itinéraires avec les guides locaux, délimité des périmètres de visite. En tant qu’occidentaux, nous avons pu apporter notre expérience sur ce qui plairait aux touristes, leurs niveaux d’exigence, de confort. C’était très fatiguant. Après le réveil à 6 heures pour profiter de la fraîcheur, et les randonnées, nous étions épuisés. La vie là-bas, c’est un peu Koh Lanta, avec 40 °C et l’humidité. Nous étions hébergés dans des tentes, l’eau était acheminée par citerne et il n’y avait pas d’électricité, à part avec le groupe électrogène. Nous nous y sommes pourtant habitués très vite. Nous étions intégrés au sein du petit village d’Ankarafantsika, nous participions au comptage des lémuriens, aux randonnées. Nous avons vécu des moments forts. Cela m’a beaucoup apporté sur le plan personnel, de voir d’autres cultures, de comprendre les traditions locales.

UN GROS TRAVAIL DE SENSIBILISATION

La découverte du pays, cette immersion dans une nature sauvage, brute, m’a aussi impressionné. Ankarafantsika est un repaire d’oiseaux et de lémuriens. Nous y avons recensé 8 espèces de lémuriens, 129 d’oiseaux, des reptiles et une flore luxuriante. Le parc naturel est vraiment un endroit préservé. Ils en sont aux prémices du tourisme, avec beaucoup de jeunes, de couples avec des sacs à dos. Cela ne représente pas plus de 50 personnes par semaine. Leur but est d’augmenter les revenus du tourisme, mais en aucun cas de devenir une zone d’intense activité avec des infrastructures de masse. Il y a pourtant déjà des problèmes sur le plan environnemental. Les gens jettent les choses un peu partout, rien n’est prévu pour les déchets. Il y a gros travail de sensibilisation à faire… Cela m’a donné à réfléchir sur les impacts du tourisme, et son rôle. Avec cette expérience j’ai été séduite par une autre forme de tourisme et je pense partir par moi-même via une structure de tourisme solidaire. Deux ans plus tard, je n’ai toujours pas passé le cap, mais je sais que le circuit que nous avons contribué à élaborer est commercialisé. C’est une vraie satisfaction, car mon expérience n’a pas été vaine.

« Nous avons donc participé au développement des itinéraires avec les guides locaux, délimité des périmètres de visite. Nous avons pu apporter notre expérience sur ce qui plairait aux touristes »

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