A l'issue du Conseil de défense écologique, mardi, le gouvernement a annoncé qu’il allait mettre en place dès 2020 une écotaxe de 1,50 à 18 euros sur les vols au départ de la France et réduire l'avantage fiscal accordé aux transporteurs routiers sur le gazole. L’écocontribution concernera tous les vols au départ de la France, sauf vers la Corse et l'Outre Mer et sauf les vols en correspondance, a annoncé le ministre des Transports Elisabeth Borne. Cette écotaxe, qui ne s'appliquera qu'aux vols au départ de France et non à ceux y arrivant, variera entre 1,50 euro et 18 euros. Elle sera intégrée au projet de loi de finances 2020 et s'appliquera à toutes les compagnies aériennes, "car il n'est pas question que notre pavillon national s'en trouve désavantagé", a précisé la ministre. Du côté des professionnels du tourisme, les réactions n’ont pas tardé à tomber. Et elles sont amères.
#Ecotaxe sur l’avion.Tout le monde sait à quel point je suis ecologiste et favorable à des mesures neutralisant les emissions de carbone des avions.Mais cette mesure est profondément inadaptée, car inefficace et populiste.Pour les 4 raisons suivantes( en commentaires):
— Jean-François Rial (@jfrial) July 9, 2019
L'aérien fait déjà beaucoup
Regrettant que le gouvernement ait été « sensible aux agitations d’une opinion désinformée », Jean Pierre Sauvage, le président du Bar France (Board of Airlines Representatives) souligne que le transport aérien est « le plus petit contributeur aux émissions de GES (2 à 3% au niveau mondial). Il est la seule industrie qui fasse des progrès constants pour réduire ses nuisances. La seule à s’engager sur un plan mondial dans un accord international auquel sont parties les USA et la Chine, l’accord CORSIA qui prévoit une réduction de 50% des émissions à l’horizon 2050. » Même son de cloche du côté de la Fnam, qui se demande si « le gouvernent veut la mort du transport aérien français avec toujours plus de taxes contrairement à son engagement, pris par Mme la Ministre Borne et M. le Ministre d’Etat De Rugy, en juin dernier, d’instaurer une taxation européenne afin d’éviter des distorsions de concurrence intra-européenne trop importantes. »

