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Croissance : Les TO ont accusé le coup

La crise a perturbé en 2009 l’activité des voyagistes dont les ventes, à quelques exceptions près, se sont contractées dans des proportions inédites.

Quelques chiffres suffisent à appréhender l’ampleur de la crise qui a frappé les voyagistes au cours de l’exercice 2008-2009. Seules 63 entreprises de notre palmarès sur 216 ont affiché une croissance positive quand l’année précédente… 63 avaient vu chuter leur activité ; 152 chiffres d’affaires en baisse, ce n’est pas une paille surtout lorsque des marques comme STI Voyages (- 32,8 %), Kuoni (-23,4 %), Donatello (-23 %), Asia (-21,2 %), Exotismes (-16 %) ou Fram (- 14,8 %) sont dans le lot. Au global, les 216 entreprises du classement sont en retrait de 9 % à 8,8 MdsE, un chiffre qui recoupe les données du baromètre annuel de l’Association de tour-opérateurs-Ceto, lequel a évalué à -9,5 % le recul de l’activité de ses membres. Parmi les plus touchés par cette contractions des ventes, quelques voyagistes qui n’ont pas survécu à l’exercice 2009-2010 ainsi Royal Tours (- 46,3 %), Nosylis (- 21,8 %) ou Locatour-Tourmonde (-20,6 %). La baisse d’un chiffre d’affaires n’est pas nécessairement synonyme de mauvaise santé, mais représente un facteur aggravant lorsque les coûts ne sont pas maîtrisés et que les marges se détériorent. Si 2009 n’a pas été tendre avec les voyagistes, il faut d’autant plus saluer la performance des 32 entreprises qui ont engrangé une croissance à deux chiffres (dont 18 au-delà de 20 %).

UN PODIUM SANS SURPRISE

Parmi elles, encore et toujours, Go Voyages se distingue, qui confirme, exercice après exercice, la pertinence de son modèle. La marque à la grenouille, sur les rangs pour la reprise d’Opodo, a été rachetée en majorité par le fonds d’investissements Axa Private Equity au printemps. Une opération qui doit justement lui permettre de financer son développement en Europe par le biais d’acquisitions. Dans le haut du tableau, Marmara et Look Voyages sont aussi à l’honneur. Le premier poursuit son irrésistible ascension, fort d’un modèle industriel inébranlable. Les filiales de TUI Travel/First Choice sont d’ailleurs toutes vertueuses. Tourinter, repris par le management d’Aventuria est à +22,5 %. Et même Nouvelles Frontières a réussi à renouer avec la croissance, puisque la partie tour-opérating affichait l’an dernier un résultat opérationnel à +2 ME. De son côté, le TO malin reste sur sa spirale ascendante (10,2 % de mieux après les 24,5 % de 2008 et les 28,5 % de 2007), pilier de Transat France qui pèse avec ses trois marques réunies (Look, Vacances Transat et Amplitravel) 500 ME de chiffre d’affaires. S’il n’est pas possible d’évaluer la performance des voyagistes de Thomas Cook France (le groupe ne communique aucun chiffre se contentant de se proclamer deuxième tour-opérateur français avec une part de marché de 13 %), il est évident que la croissance est au rendez-vous. Selon un document que nous nous sommes procuré, TC France aurait enregistré 666 ME de chiffre d’affaires en 2009 contre 388 ME en 2008. Si l’on ajoute les 256 ME de Jet tours, dernier CA connu avant l’absorption, le compte y est et la croissance, sans surprise, exponentielle à +71,6 %. En 2007, Thomas Cook sans Jet tours revendiquait une part de marché de 5 %. Il vise 20% à l’horizon 2012. Parmi les champions de la croissance, on citera aussi Thalasso n°1, et des opérateurs en ligne comme le Cercle des Vacances qui a réussi sa reconversion Internet ou le dynamique groupe Travelfactory. Italowcost (repris par XL Airways) reste aux avant-postes, mais en mal de rentabilité. La palme revient à Best tours (+78,8 %) et dopé par ses engagements vers la Thaïlande.

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