L’enquête se poursuit pour identifier les causes du crash de l’avion d’Ethiopian Airlines, qui s’est écrasé dimanche au sud d’Addis Abeba. A son bord se trouvaient 157 passagers dont 9 Français, qui ont tous trouvé la mort lors de l’accident. Dès dimanche après-midi, des enquêteurs de l’agence éthiopienne de l’aviation civile étaient sur place pour récolter le maximum de débris chercher les boîtes noires de l’appareil et essayer de comprendre pourquoi l’appareil, un Boeing 737 MAX 8 flambant neuf, s’est ainsi crashé quelques minutes après son décollage. Les enquêteurs de l'Agence éthiopienne de l'aviation civile devraient être prochainement rejoints par une équipe technique de Boeing. Selon un témoin, Tegegn Dechasa, l'arrière de "l'avion était déjà en feu lorsqu'il s'est écrasé au sol". L'appareil, livré courant 2018 à la compagnie, avait fait l'objet d'une maintenance le 4 février.
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L’accident est en tout cas un nouveau coup dur pour Boeing, dont le même modèle s’était écrasé lui aussi quelques minutes après le décollage le 29 octobre au large de l’Indonésie sur un vol de la compagnie Lion Air, faisant 189 morts. L’examen d’une des boîtes noires de l’appareil avait alors signalé des problèmes d’indicateurs de vitesse. S'il existe des similitudes, la "comparaison s'arrête là", a toutefois précisé Michel Merluzeau, directeur Aerospace & Defence market analysis. Seules les données du vol et les conversations dans le cockpit contenues dans les deux boîtes noires de l'appareil pourront en effet donner des éléments tangibles pour connaître les causes exactes de l'accident : problème technique, erreur de pilotage ou combinaison de plusieurs facteurs.
