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Corse et Sardaigne : un duel au soleil ?

Marmara et Look ont choisi l’Italienne, Thomas Cook la Française. Mais à chasser sur les mêmes terres, les deux îles ne risquent-elles pas de se faire de l’ombre ? Les TO assurent que non. Chiffres des réservations estivales à l’appui.

La Corse s’est sans doute un temps crue seule au monde. Dans le golfe du Lion, n’est-elle pas l’unique île de Beauté dont raffolent les vacanciers français ? Marmara et Look Voyages ont décidé qu’il en serait désormais autrement. En prenant cet été le chemin de la Sardaigne, les deux TO créent de fait une alternative à la Corse, même s’ils se défendent d’avoir cherché à jouer une île contre l’autre. « Notre vocation est internationale, justifie Michel Quenot, le directeur du tour-opérating de Look. Notre choix n’est donc pas un arbitrage entre la Corse et la Sardaigne, mais correspond à une stratégie de développement sur l’Italie en général, entérinée il y a deux ans. Nous avons trouvé une opportunité en Sardaigne, nous l’avons saisie. » Choix payant, puisque le généraliste enregistre, à quelques semaines de la très haute saison, un nombre de réservations déjà largement supérieur aux objectifs, fixés à 5 000 clients sur l’été.

DES PERSPECTIVES OPTIMISTES

Marmara, qui a entamé son exploitation le 2 juin, affiche le même optimisme : fin mai, plus de 12 000 réservations étaient en portefeuille, ce qui a conduit le TO à programmer deux hôtels supplémentaires. S’agit-il de touristes volés à la Corse ? « Tout ce que je sais, c’est que ce sont des habitués des clubs Lookéa », répond Michel Quenot. Loin de souffrir de la concurrence de sa voisine italienne, l’île française semble en réalité en voie de réaliser, à nouveau, un bel été. « Sur les groupes, on est à l’étale par rapport à l’an dernier, et sur les individuels, on est un peu en avance », commente Jean-Louis Franceschini, le directeur commercial d’Ollandini Voyages, qui estime la comparaison entre les deux destinations peu valable. « On ne parle pas du tout des mêmes volumes », argumente-t-il. Pour Ollandini, la concurrence va plutôt venir de la Corse elle-même, sur laquelle Thomas Cook a décidé de monter en puissance. « Nous la vendions déjà les années précédentes, mais cet été, nous mettons en place des vols charters au départ de Lille, Nantes et Paris », explique Bryce Arnaud-Battandier, le directeur de la production moyen-courrier. Et même si Thomas Cook est loin de faire les volumes d’Ollandini (le TO corse s’est engagé sur 100 000 sièges aériens entre avril et octobre, avec des vols affrétés au départ de 18 villes), il annonce avoir déjà doublé ses ventes vers l’île par rapport à l’été dernier. Ne regrette-t-il pas, au regard du succès rencontré par ses concurrents, d’avoir laissé de côté la Sardaigne ? « Il est certain que nous devons nous développer en Italie, reprend Bryce Arnaud-Battandier. Nous n’y avons pas encore trouvé notre place mais c’est l’un de nos objectifs dans les prochaines années. Après, notre stratégie est d’ouvrir une destination en ouvrant un club. En Sardaigne, nous n’avons pas trouvé le produit, mais nous regardons pour l’année prochaine. » Reste que l’offre hôtelière sarde, quoique plus développée qu’en Corse, demeure limitée. « Et les places sont prises », ajoute Michel Quenot. À l’inverse, le marché corse promet d’ores et déjà de s’animer encore dans les années à venir. Le groupe Travel Europe-Visit Europe, notamment, devrait faire de l’île l’une de ses principales nouveautés de l’été 2011, avec affrètements aériens à la clé depuis Paris et la province.

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