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Climat sulfureux

Il y a encore quelques jours, je vous aurais parlé de la déconfiture du tour opérateur Marsans. De cette ?nouvelle? tombée le 13 avril au soir, qui fit souffler le lendemain un vent de panique sur le déjeuner de l’APS. De ce chef d’entreprise qui célébrait pourtant le 16 mars, au Musée des arts forains, […]

Il y a encore quelques jours, je vous aurais parlé de la déconfiture du tour opérateur Marsans. De cette ?nouvelle? tombée le 13 avril au soir, qui fit souffler le lendemain un vent de panique sur le déjeuner de l’APS. De ce chef d’entreprise qui célébrait pourtant le 16 mars, au Musée des arts forains, les 100 ans d’existence de sa maison mère. D’un patron qui n’exerçait plus ses fonctions de gérant à cette date et d’un fonds d’investissement espagnol fantôme brillant par son absence à l’annonce de la cessation de paiement. Sans évoquer la solidarité opportune de certains opérateurs envers Marsans, ni de la réminiscence des cas de précédentes défaillances tristement célèbres. Non, le volcan islandais Eyjafjöll en a décidé autrement et a détourné, en sa faveur, le vent de l’actualité pour venir s’abattre sur le secteur du tourisme, qui espérait une accalmie.

Une ultime facétie de la nature qui paralyse depuis des jours l’espace aérien européen et touche le monde entier. Du jamais vu depuis le 11-Septembre. La gestion de cette situation de crise n’a pas fait l’économie de cafouillages enmatière de communication, de prises de parole éparpillées, de récupérations médiatiques. À l’imprévisible cas de force majeure, succède l’heure des polémiques. Et celle des comptes évidemment. Car la facture s’annonce, d’ores et déjà, énorme pour des compagnies aériennes qui vivent là une crise historique, comme pour des tour-opérateurs financièrement exsangues. En attendant le report des prestations ou leur remboursement, dont les opérateurs ne pourront pas s’exonérer, sous la pression attendue des consommateurs. Ce chaos ne fait,une fois de plus, que mettre en lumière l’intrinsèque vulnérabilité de notre secteur, qui doit en permanence parer à l’imprévu tout en digérant ses mutations structurelles. Que cette malencontreuse éruption soit nécessaire pour placer le tourisme à la Une des médias et souligner le poids de notre industrie dans l’économie mondiale laisse, forcément, un goût amer.

Laurence ROUSSEAU
Directrice de la rédaction

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