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Athènes est en ébullition

Dans 300 petits jours, ce sera l’ouverture des Jeux olympiques d’Athènes. Les TO en espèrent des retombées, mais seulement pour 2005. Car l’été prochain, visiter la ville tiendra du miracle.

Du 13 au 29 août 2004, la Grèce accueillera les 28e Jeux olympiques d’été des temps modernes, 2 780 ans après la création des jeux antiques (à Olympie). Retour au pays des jeux, peut-on lire sur le site officiel athens2004.com. Doublement symbolique, l’épreuve du marathon se courra sur le trajet suivi en 490 avant J.-C. par le valeureux messager d’une guerre antique, avant d’arriver dans le stade de marbre du centre-ville, construit en 1896 pour les premiers jeux modernes, et réhabilité pour l’occasion. La Grèce s’est en effet lancée dans un vaste programme de construction et de modernisation. Depuis l’aéroport Venizelos (à 40 km de la capitale), un réseau d’autoroutes file vers la ville et le port du Pirée. L’an prochain, le tramway reliera l’aéroport au centre et l’on circulera en métro. Certes, Athènes ressemble encore à un gigantesque chantier, mais on commence à deviner quelle ville formidable elle est !

Ce sera prêt. La veille peut-être, mais ce sera prêt

Le pays entend aussi renouer avec son passé antique et les rénovations sont spectaculaires. Dans la capitale, à Delphes, Olympie ou Mycène, sites et musées ont entamé un superbe lifting. Après les Jeux, le pays aura changé de siècle. Pour l’heure, c’est la course contre la montre. Retard dans les travaux, rappels à l’ordre du Comité olympique, la Grèce met les bouchées doubles. La plupart des observateurs estime le happy end obligatoire : l’écho médiatique des JO est planétaire et l’enjeu considérable. Ce sera prêt, pronostique un réceptif. La veille peut-être, mais ce sera prêt.

Mais d’un point de vue touristique, cet optimiste craint que les JO ne soient pas une bonne affaire. Ils tombent en effet en très haute saison, la capitale sera encombrée de la fin juillet à la mi-septembre. De nombreux hôtels ont été réquisitionnés et les autres vendent au prix fort. Quant aux solutions de logement chez l’habitant ou à bord des bateaux, elles s’adressent plutôt aux familiers des Jeux qu’aux touristes.

En France, deux agences revendent des forfaits pour les manifestations sportives. Sport Travel, spécialiste des Jeux, travaille surtout avec des groupes issus des fédérations sportives et des entreprises partenaires. Héliades, qui a édité une brochure spéciale dès 2002, programme des voyages individuels. Les ventes sont timides : quelques centaines de dossiers, surtout du sur-mesure, mais nos ambitions sont modestes, il s’agit avant tout d’une belle aventure, explique Xavier de Neuville, PDG du TO. Car tout est très cher, 2 300 euros le forfait minimal, sans billets pour les stades.

Les deux entreprises disposent en tout de 30 000 billets, sur un total de 6 millions. C’est une opération d’image, pas de volume, précise Héliades, qui craint même une baisse des ventes l’été prochain. Le TO, comme d’autres d’ailleurs, a adapté ses programmes, avec des circuits évitant Athènes et davantage de capacités vers la Crète et les îles pour l’été prochain. Les JO ? Une excellente opération pour les années suivantes, où il restera les infrastructures et les hôtels rénovés !

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