Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Amel Hachani, à la force du poignet

À seulement 39 ans, elle est nommée au poste très convoité de directeur de l’Office national du tourisme tunisien à Paris.

Amel Hachani est une boule d’énergie. Pas de ces balles qui bondissent et s’agitent en tous sens, mais plutôt de celles qui fendent l’air à toute vitesse. En la matière, la jeune femme en connaît d’ailleurs un rayon : lycéenne, elle fit partie de l’équipe tunisienne de tennis, classée numéro 3 du circuit féminin national. « Une expérience qui m’a donné ce côté battante », confie-t-elle en souriant. Fonceuse mais réaliste, elle sait ce qu’elle veut et où elle va. Préférant les études à la carrière sportive, elle se forme au commerce international puis suit un master de tourisme. Un cursus brillant qui lui ouvre, dès 1999, les portes de l’Office national du tourisme tunisien. Depuis, elle y a gravi les échelons à toute vitesse. En 2002, elle est la première femme à être nommée à un poste de direction (sous-directrice) au bureau de Paris. Et lorsqu’en 2007 elle est rappelée au siège, à Tunis, elle sait déjà qu’elle est sur la liste des pressentis pour prendre la succession de Fetia Knani dans la capitale française.

UNE FEUILLE DE ROUTE PRÉCISE

« Il fallait être prêt pour ce poste là, explique-t-elle. La France est un marché clé, les nominations sont décidées à très haut niveau. Je m’y suis préparée en travaillant d’arrache-pied pendant trois ans. » Le reste passe à la trappe : peu de loisirs, pas de mari, pas d’enfants. En dehors du travail, elle s’accorde simplement du temps pour la vie associative (elle est membre de la Jeune chambre internationale, une fédération mondiale de jeunes leaders) et sa charge de conseillère municipale de Mégrine, la banlieue résidentielle du sud de Tunis où elle a grandi. Retour à Paris. Au programme de sa feuille de route : le développement de la promotion en province et le renouvellement de l’image de la destination, au profit de produits émergents comme le golf, les circuits culturels ou les maisons d’hôtes…