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« 2011 sera l’année de l’action »

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L’Écho touristique : Vous avez annoncé, début avril, que Cityrama et Paris Vision avaient fusionné en novembre dernier sous une nouvelle entité juridique, CityVision. Quelles sont les implications de cette opération ?

Richard Goblot : Le changement majeur a en réalité eu lieu fin 2006, quand TourExcel, qui détenait Cityrama, a acquis Paris Vision. La fusion juridique des deux entités est un aboutissement, mais les deux sociétés ont progressivement travaillé ensemble, développé des synergies, et étaient dirigées par la même équipe. Leur fusion juridique est un épiphénomène. En revanche, une autre décision importante a été prise avec le repositionnement des deux marques, qui se concrétise maintenant, avec la nouvelle saison.

En quoi consiste donc ce repositionnement ?

Paris Vision est désormais dédié à nos excursions en minibus, avec une prise en charge et un retour des clients à leur hôtel. La marque Cityrama couvre nos excursions en autocar et à pied, avec départ de nos agences. Auparavant il y avait une agence Paris Vision et une Cityrama. Désormais, les deux sont siglées aux couleurs de Cityrama, et la flotte de cars est passée aux couleurs Cityrama. La flotte de minibus est aux couleurs de Paris Vision.

Les sites Internet n’ont pas encore été refondus. Quand cela sera-t-il fait ?

C’est en cours. L’aboutissement n’aura pas lieu avant fin 2011 ou début 2012. Cela prend du temps parce que cela n’est pas seulement une question de repositionnement. Internet est un outil qui va être très structurant pour nous. Nous avons toujours deux sites très actifs.

Quelles ont été les conséquences de ces changements pour les salariés ?

Cela n’a rien changé fondamentalement. L’harmonisation a eu lieu progressivement, même si certaines choses peuvent toujours subsister. Le travail était fait à 90 %. Il n’y a eu aucune réduction d’effectif. Il y a eu des réorganisations d’équipes, mais qui sont davantage liées au repositionnement des marques et à la réorganisation de nos agences.

Vous avez aussi créé une nouvelle marque, Privatours. Quelles sont ses ambitions ?

Nous avons depuis longtemps dans le groupe un savoir-faire de réalisation de prestations sur mesure. Mais il était relativement masqué derrière nos métiers d’excursionniste, de prestataire sur la Seine. En créant Privatours, nous souhaitons porter cette activité de construction et de prestation sur mesure au même niveau que les autres activités du groupe.

Quels objectifs lui avez-vous fixés ?

Nous verrons… Aujourd’hui, le sur-mesure représente déjà un chiffre d’affaires de 9 ME, et nous pensons que la croissance potentielle est importante. Cette marque s’adresse à une clientèle touristique, mais aussi à une clientèle corporate, que nous voulons cibler de façon plus cohérente et plus globale. C’est un marché qui n’est pas nouveau pour nous, mais sur lequel nous n’étions pas toujours assez proactifs. Trois personnes sont dédiées à ce marché et nous comptons renforcer l’équipe.

Avec quel type de prestations ?

Cela peut être la recherche d’une salle pour un séminaire, l’organisation d’une visite de Paris, d’une soirée événementielle… Nous ne serons peut-être pas les mieux placés pour des groupes de 150 personnes, mais pour des groupes de 10 à 45 personnes, nous allons avoir une offre extrêmement complète, clés en main. Nous avons créé un outil* sur lequel nous avons prépackagés autour de 170 idées de visites avec beaucoup d’options, prétarifées en fonction de la taille du groupe. Cet outil performant nous permet d’apporter une réponse rapide à une demande.

Que deviennent Marina de Bercy et L’Open Tour, qui appartiennent aussi au groupe ?

Depuis deux ans, Marina de Bercy a été repositionnée sur le marché de la restauration régulière. En 2011, nous lançons un nouveau déjeuner croisière couplé avec le musée d’Orsay, puisqu’on embarque au pied du musée. La flotte de L’Open Tour, qui compte quatre lignes et 50 points d’arrêt dans Paris, sera portée de 30 à 33 véhicules. Cela prouve que l’ambition de notre groupe n’est pas de se reposer sur un seul pied, mais sur une gamme complète et cohérente.

Avez-vous des projets de croissance externe ?

Nous sommes ouverts à cette éventualité, mais nous ne prospectons pas pour le moment.

Votre clientèle est essentiellement étrangère. Quelles évolutions remarquez-vous sur vos différents marchés ?

Notre clientèle est étrangère dans une énorme proportion, autour de 95 %. Nous travaillons avec le monde entier en essayant d’anticiper les marchés de demain. Tous les efforts que nous avons a pu entreprendre pour capter de nouvelles clientèles, comme les Indiens et les Brésiliens, portent leurs fruits. Ce sont des clientèles qui ont fortement progressé en 2010.

Souhaitez-vous développer le marché français ?

Cela fait partie de nos travaux. Nous sommes sous-représentés auprès de la clientèle française, parce que nous avons toujours ciblé la clientèle internationale. Nous commençons à nous intéresser sérieusement au marché français, en mettant en avant certains produits, notamment avec les activités sur mesure.

Cela impliquerait-il de travailler davantage avec les agences de voyages ?

Elles nous connaissent, mais elles nous utilisent peu, probablement par manque d’information. Beaucoup n’ont pas le réflexe de vendre une soirée ou une visite en plus du transport et de l’hébergement. Et pour le moment, la proportion de clients qui achète des excursions à la dernière minute dans leur hôtel [six commerciaux démarchent les hôtels parisiens, ndlr] ou dans une de nos agences est encore énorme, de l’ordre de 35 % à 45 %.

Toutes marques et clientèles confondues, comment s’est portée votre activité en 2010 ?

L’année 2010 arrivait après un exercice difficile, avec un ralentissement important de la fréquentation touristique. Notre activité avait baissé de près de 10 %. Globalement, l’année s’est traduite par une croissance de l’activité de l’ordre de 8 %, qui nous a quasiment ramenés au niveau de 2008. Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 75 Me. Nos résultats sont aussi en croissance en 2010.

Comment s’annonce l’année 2011 ?

Le début de l’année a été relativement en phase avec les années précédentes, en légère croissance. Avril semble s’annoncer en croissance plus marquée et les mois à venir pourraient confirmer cette tendance. Mais on est toujours prudent quand on parle de prévisions dans le tourisme. Il peut toujours se passer beaucoup de choses et cela peut basculer très vite, dans un sens comme dans l’autre.

*www.exclusive-excursions.com

« Nous avons depuis longtemps dans le groupe un savoir-faire de réalisation de prestations sur mesure. »

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