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2010 : une année qui a coûté cher à l’APST

Si le nombre de défaillances a été inférieur à 2009, l’APST a en revanche enregistré, avec celle de Marsans, son plus important sinistre.

La 46e assemblée générale ordinaire de l’APST s’est tenue le 27 avril au Palais Brongniart, à Paris. Ce rendez-vous traditionnel a été, comme chaque année, l’occasion pour l’association de faire le point sur les douze mois écoulés. Une période globalement difficile pour le secteur et qui a eu des conséquences directes pour l’APST. En effet, et malgré le renforcement des contrôles, l’association a enregistré 43 défaillances en 2010 – soit dix de moins qu’en 2009 – qui ont pesé très lourdement dans les résultats, puisque le coût net total des sinistres a atteint 4,6 ME (contre 3,8 ME en 2009). La défaillance de Marsans a, à elle seule, coûté 1 884 000 E à l’APST, ce qui représente le plus gros sinistre de l’histoire de l’association.

RENFORCER LES CONTRÔLES

Elle a par ailleurs obligé l’APST à faire appel au contrat d’excédent de perte conclu avec la compagnie Coface Belgium. Une première depuis une dizaine d’années. Par précaution et compte tenu de la crise, l’association a souscrit, fin 2008, une garantie complémentaire lui permettant de faire face à un sinistre qui, à lui seul, dépasserait un coût de 1,5 ME. Avec les défaillances d’Exploraction Voyages (770 000 E) et de G’M Évasion (440 000 E), ces trois sinistres ont représenté le même montant que l’ensemble des sinistres de l’année 2009.

« Suite aux difficultés conjoncturelles auxquelles s’est heurtée la profession et au développement du coût des sinistres, notamment chez les tour-opérateurs, le conseil de l’APST a été amené à prendre des décisions visant à renforcer la prévention et le contrôle comme la possibilité de procédures plus systématiques de contrôles directement chez l’adhérent ou l’application stricte des sanctions concernant le non-respect des délais de remise de documents », rappelle Raoul Nabet, le président de l’APST. Une telle politique permet en effet de maintenir un fonds de garantie suffisant comme l’exigent les pouvoirs publics ainsi que de préserver l’image de la profession.

Ce rôle de conseil et d’assistance pour les entreprises faisant face à des difficultés de gestion ou de management a permis à plus d’une vingtaine d’entre elles de redresser leur situation et de préserver les emplois. Le nombre de décisions, prises après examen des dossiers par le bureau ou le conseil d’administration, a lui aussi considérablement augmenté sur l’année 2010. Cette progression est notamment due aux réajustements des montants de garantie (1 968 en 2010 contre 565 en 2009) qui sont, depuis la mise en place de la loi Novelli, passés à 100 000 E minimum pour les agents de voyages. La plus grande facilité d’accès à la profession offerte par la nouvelle loi a par ailleurs entraîné une augmentation du nombre d’adhésions, passé de 218 en 2009 pour 396 en 2010. Au total, l’APST comptait 3 268 adhérents à fin 2010.

L’année 2011 marquera pour sa part le cinquantième anniversaire de l’association. Si elle ne s’annonce pas aussi porteuse qu’on aurait pu l’espérer, comme en témoigne la toute récente défaillance du groupe Vision, elle ne mettra pas en péril l’avenir de l’association, dont le budget prévisionnel s’élève à 3,1 ME. Le fonds de garantie immédiatement disponible demeure solide, autour de 6 ME, sans compter l’ensemble immobilier de l’avenue Carnot, à Paris, qui dégage une plus value latente de 5 660 000 E, d’après une expertise réalisée en 2010.

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