Ce montant, correspondant à l'estimation des besoins lancée par le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou --qui envisageait cette dépense sur quinze ans--, ne sera pas intégralement apporté par l'Etat. Mais il devra être partagé par toutes les parties prenantes, collectivités, opérateurs et investisseurs.
Elisabeth Borne doit lancer cette "nouvelle donne ferroviaire" en recevant un rapport du Conseil d'orientation des infrastructures (COI), un collège composé d'élus et d'experts chargé de faire le tri dans les différents projets, tant ferroviaires que routiers ou fluviaux.
Faciliter le report modal
"Un investissement historique pour nos transports! Une contribution centrale à la transition écologique. Un effort essentiel pour le réseau ferroviaire. Nous sommes à la hauteur et au rendez-vous", a réagi le ministre des Transports Clément Beaune, sur Twitter. Il s'agit notamment de moderniser les voies ferrées, développer des lignes et déployer des RER métropolitains.
Le gouvernement entend se fonder, parmi les propositions du COI, sur un scénario dit "de planification écologique", selon Matignon. Celui-ci s'éloigne du cadrage budgétaire actuel pour ajouter des investissements jugés "les plus pertinents pour faciliter le report modal (de la route vers les transports collectifs ndlr) et de la décarbonation".