Point faible des politiques en faveur de la promotion de l’activité touristique, l’élaboration de données statistiques est depuis 2006 l’une des priorités d’Atout France et de la DGE (anciennement DGCIS). Mesurer l’impact économique des événements sportifs et culturels sur notre territoire, pouvoir comparer avec d’autres événements, justifier des investissements consentis par les pouvoirs publics dans un contexte de contrôle et d’arbitrage budgétaires participent des enjeux d’un dispositif qui délivre aujourd’hui ses premiers résultats. L’outil mis en place par la DGE (accessible en ligne depuis 2012), et soumis à analyses par Atout France, a déjà fait l’objet de 70 conventions d’utilisation signées. Une vingtaine d’événements sont déjà passés au crible de ce référentiel d’analyse.
Maximiser les retombées locales
La DGE a fait le choix d’une méthode stricte et normée, se calant sur une critérisation internationale, notamment en termes de retombées économiques primaire et secondaire. L’impact pris en compte se limite au court terme et n’enregistre que les dépenses générées directement par l’événement et par des populations venant spécifiquement pour la manifestation. Ainsi, dans le cas du festival des Vieilles Charrues 2011, 91 424 participants sur les 200 000 visiteurs de l’événement ont été considérés comme des cibles contribuant à l’impact économique primaire. Et sur les 12 millions d’euros d’injections globales, l’impact primaire est chiffré à 4 millions. Une donnée importante lorsque l’on sait que le festival des Vieilles Charrues est très peu subventionné et tire son financement essentiellement du sponsoring. Autre exemple avec le festival de la BD d’Angoulême, qui lui bénéficie de 4,3 millions euros de ressources dont 43% proviennent de subventions. L’étude d’impact évalue à 2,45 millions euros les recettes globales pour le Grand Angoulême, directement imputables à la tenue du festival.