A l'heure des digests et autres bilans, on retiendra que 2012 restera marquée par l'accélération des changements structurels, quand 2011 fut une année bouleversée par le cours de l'Histoire et accidentée par des catastrophes naturelles. En effet, hormis le tragique accident du Concordia, le calendrier touristique - pourtant si sensible aux moindres phénomènes exogènes - n'a été que très peu chahuté cette année.
Certes, la guerre civile en Syrie continue de fragiliser la région, mais ni le flot incessant des massacres ni les destructions de sites historiques tels que les souks d'Alep, n'impactent l'activité touristique aussi durement que les lendemains du Printemps arabe.
Non, assurément, ce que l'on retiendra de 2012 est davantage à chercher du côté d'un marché qui n'a pas fini de réaliser sa mue. Montée en puissance de la désintermédiation, apparition de nouveaux acteurs au succès insolent tel que AirBnB, inquiétudes face à Google et restructurations au sein de TUI, Thomas Cook ou Fram sont autant de signes tangibles d'une remise en question des anciens modèles. Dans ce contexte, les interminables querelles entre le Snav et le Ceto ou le choix du nom du réseau AS relèvent de la simple anecdote. Tout juste de quoi alimenter la timeline de Twitter, le nouvel outil en vogue pour gazouiller en temps réel.
Reste à savoir que nous réserve demain. Mais pour cela, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, et vous souhaite pour l'heure une excellente fin d'année 2012 !





