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PHILIPPE GLOAGUEN, un Routard en pleine forme

| | | Le 01 février 2017 à 00h 00 par Propos recueillis par Linda Lainé

Le célèbre guide poursuit son tour du monde avec son équipe de rédacteurs globe-trotters. L'avènement d'Internet n'a pas cassé sa croissance. Pourquoi ? Les réponses de son fondateur Philippe Gloaguen, insatiable troubadour du voyage.

Extrait de 2710 caractères : L'Écho touristique : Combien de guides papier avez-vous vendus en 2016 ? Philippe Gloaguen : Sur la seule édition française, 2,5 millions d'exemplaires. Nous enregistrons ainsi une augmentation de 2,3 % par rapport à 2015. Et il y a 20 ans ? Ph. G. : En 1996, nous écoulions environ un million de guides. Nous n'avons jamais connu de baisse des ventes, mais seulement un fléchissement ponctuel de la croissance. Malgré l'avènement d'Internet, le guide ne s'est donc jamais aussi bien porté... Ph. G. : Jamais, en effet. Pourquoi ? Le guide papier est l'outil le plus nomade qui soit. Il n'a pas besoin de batterie ni d'électricité. Il peut tomber dans le sable, voire dans l'eau. Le voyageur a le loisir de le surligner et de passer facilement d'un chapitre à l'autre, à l'aide de Post-it par exemple. Et même de s'en servir pour écraser un moustique ! Avec une tablette, c'est beaucoup plus difficile (rires)... Et puis, le prix est toujours très abordable. Quelle est votre part de marché ? Ph. G. : Nous avons environ 40 % et notre part de marché progresse un peu. Le marché, lui, tend à baisser. Quelles sont les années à retenir, les plus difficiles ? Ph. G. : Nous avons été refusés par 19 maisons d'édition à nos débuts... Finalement, nous trouvons en 1973 un minuscule éditeur (Gedalge), dont le patron se fait écraser par un autobus. En 1975, qui est la première date clé, le Guide du routard est édité chez Hachette. Nous formons, avec Hachette, un couple d'une incroyable longévité. Quarante ans de fidélité dans l'édition, c'est rare ! Deuxième date importante, 1983 marque le contrôle des changes, avec le deuxième gouvernement Mauroy : les Français n'ont pas le droit de partir à l'étranger avec plus de 2 000 francs (305 euros - NDLR) en poche. Ce fut un choc terrible ! C'est à ce moment-là que nous décidons de démarrer la destination France. Nous avons débuté par Le Routard des week-ends, puis Le Routard Paris. 1991, c'est la crise du Golfe bien sûr. Tous les pays à l'est de l'Irak étaient rayés de la carte des voyageurs. Or l'Asie représentait le tiers de nos ventes... Nous avons décidé de démarrer des titres pour des entreprises. Toutes les crises ont été bénéfiques : à chaque fois, nous avons trouvé des idées nouvelles, qui ont créé des relais de croissance. En quoi consistent ces titres pour les entreprises ? Ph. G. : Le premier client fut pour le gin Old Lady's, qui commande alors un mini-guide promotionnel Londres et Écosse. Nous avons aussi produit un manuel pour les barres de chocolat Lion de Nestlé, à 1,8 million d'exemplaires. Les projets sont développés en...

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