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Patrice Caradec : "Nous lançons la marque de clubs Bravo"

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Romaric Bau et Patrice Caradec, directeur marketing et président d'Alpitour France, le 11 mai, dans les locaux du TO.
Romaric Bau et Patrice Caradec, directeur marketing et président d'Alpitour France, le 11 mai, dans les locaux du TO.
© Linda Lainé

Alpitour France chassera sur les terres des Framissima, Lookéa et autres clubs Jet tours. Patrice Caradec nous a présenté son business plan sur 5 ans.

Alpitour France, que préside Patrice Caradec, ne sera pas un Donatello bis, fort sur l’Italie. Il s’agira d’un TO spécialiste des clubs, à l'image de sa maison mère basée à Turin. "Notre volume d’affaires proviendra à 90% des clubs, pendant a minima les trois premières années", nous a expliqué Patrice Caradec, lors d’une récente interview dans les locaux d’Alpitour France, à Maison Alfort (94). Les locaux de 450m2, à un étage de ceux d’Air Transat, pourront accueillir à terme une quarantaine de personnes, essentiellement dédiées aux ventes individuelles et groupes. Aujourd’hui, six collaborateurs occupent ce bel open space.

7 clubs Bravo, pour commencer

Alpitour compte s'imposer sur le marché déjà encombré des villages de vacances sous la marque Bravo. "Le marché italien a une grande culture au niveau des clubs de vacances, insiste l’ancien patron de Transat France. Alpitour développe la formule depuis les années 60, avec une approche très qualitative. Nous sommes des concurrents des Framissima, des Lookéa et des clubs Jet tours. Nos établissements sont des 4* à taille humaine, avec 80 à 250 chambres. Il est prévu un animateur pour 10 chambres."

Dès l’hiver prochain, 7 hôtels-clubs seront vendus sur le marché français, dont 2 moyen-courriers et 5 long-courriers. Avec des plans de vols de Paris et la province, notamment sur Air France, Transavia, XL Airways. En complément, l’équipe de Patrice Caradec commercialisera les boutiques-hôtes B&Bravo, qui ciblent davantage les couples.

34M€ prévus en 2017/2018

Le business plan d'Alpitour court sur cinq ans. Sur le premier exercice (du 1er novembre 2017 au 31 octobre 2018), Alpitour France table sur 30 000 clients pour 34 millions d’euros de volume d’affaires. En 2022, l’objectif est d’atteindre 100 000 clients dans 30 clubs, et 120 millions d'euros de ventes. "Nous ne serons pas un géant". Même si la maison mère a du cash, aucune opération de croissance n’est prévu dans l'Hexagone. Pas de rachat d'agence, ni de franchise.

"Les marchés italien et français sont très complémentaires, en termes de clientèles, de destinations et de saisonnalité". Arrivé à maturité dans son pays, le groupe transalpin Alpitour cherche en France son premier vrai levier de croissance à l’étranger. C’est la raison pour laquelle il a tenté l’an passé de racheter Transat France, finalement repris par TUI. Des négociations qui lui auront permis de rencontrer le nouveau patron de sa filiale française... Une filiale qui démarre en mode start-up, mais épaulée par un solide parent italien de 71 ans, sa maison mère.

Qui est Alpitour ?

C’est un groupe vertical à l’image de Transat, avec des marques TO, 2600 agences (en copropriété avec Costa Croisières), une compagnie aérienne loisir NEOS (environ 10 avions basés à Milan), 15 hôtels-clubs (presque tous en propriété), une marque réceptif. Créé en 1946, l'italien Alpitour a réalisé un volume d’affaires de 1,1 milliard d’euros en 2016, pour un Ebitda de 36M€. "Dans le tour-operating, Alpitour possède 25% de part de marché en Italie".

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Le groupe est majoritairement détenu par trois fonds italiens. Sa récente levée de fonds du printemps (120M€) doit lui permettre d’investir dans l’hôtellerie. A noter qu’Alpitour sera en France non pas une marque, mais le nom de la société (comme Transat France), dont le capital sera bientôt porté à 5M€. Le management de cette filiale française (5 associés) possèdera alors 15% du capital.

 

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