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Open Data, l'avenir du tourisme ?

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L'association Telecom Valley est basée à Sophia Antipolis.
L'association Telecom Valley est basée à Sophia Antipolis.

Les institutionnels, CRT, CDT, OT et autres organismes publics disposent d'une masse d'informations qui pourrait être mise en valeur par des créations numériques au service des touristes.

L'ouverture de bases de données prend de l'ampleur, notamment depuis la création du portail data.gouv.fr en 2011. Mais les réflexions sur les retombées potentielles pour les destinations et les professionnels du tourisme en sont à leurs balbutiements.

Pour y voir plus clair, la Commission m-Tourisme de l'association Telecom Valley vient de publier un livre blanc intitulé "Data, TIC et Tourisme". Ce document de 72 pages permet d'identifier le potentiel de "l'Open Data" dans le secteur du tourisme.

Il liste, d'abord, les données susceptibles d’intéresser les touristes/clients. Pendant le voyage, les détenteurs de smartphones utilisent ainsi leur mobile pour chercher un restaurant (62%), vérifier leurs informations de transport aérien (51%), trouver des points d'intérêt (46%) ou poster des avis sur les réseaux sociaux (38%).

"Les informations déterminantes restent celles permettant la géolocalisation, l’élaboration d’itinéraires et l’identification des principaux points d’intérêt d’un territoire. La géolocalisation sur mobile permet également une meilleure visibilité et accessibilité des offres des prestataires touristiques", explique le livre blanc.

Plusieurs applications sont citées en exemple, comme un outil de localisation des monuments ou restaurants grâce à data.visitprovence.com, ou la carte des lieux de tournage à Paris, sur opendata.paris.fr.

Des ressources coûteuses

Le livre blanc analyse également les freins au développement de l'Open Data dans le tourisme, comme le coût de la mise en place d'une plate-forme dédiée au partage des informations, plusieurs milliers d'euros, et de l’alimentation des données (30 000 euros par an pour la métropole de Rennes). Autres freins majeurs, le manque d'harmonisation des données, l'absence d'une plate-forme commune, ou une qualité des informations jugée "peu satisfaite" pour 75% des organismes interrogés. 

Pourtant, plusieurs exemple montrent les bénéfices importants liés à l'ouverture des données. "Le gouvernement national du Danemark en pratiquant l’Open Data peut témoigner d’un retour sur investissement exemplaire avec 2 millions d’euros de coûts mais des gains estimés à 62 millions d’euros".

 

Livre Blanc Open Data TIC Et Tourisme - Telecom Valley

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