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Monter une start-up : 6 conseils de pros

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Une concept innovant et un bon management ne suffisent pas pour la réussite d'une start-up.
Une concept innovant et un bon management ne suffisent pas pour la réussite d'une start-up.
© Fotolia

Comment bien choisir son modèle économique ? C’était le thème d’un atelier-débat organisé par L’Echo touristique, qui a largement dépassé cette question.

 

En tant que délégué général de l’incubateur Welcome City Lab, Laurent Queige auditionne et accompagne des start-up à longueur d’année. Associé de l’accélérateur bordelais 33Entrepreneurs, Florian Mesny en écoute pitcher sur différents continents (Europe, Amérique, Asie). Ces deux coachs d’entrepreneurs en herbe ont répondu aux questions de différentes jeunes start-up, lors d’un atelier organisé à l’IFTM-Top Resa.

1) Réaliser une bonne étude de marché

"L’intuition ne suffit pas. Les start-up doivent procéder à une bonne analyse de marché", expliquent d’une même voix Laurent Queige et Florian Mesny. Il faut connaître ses concurrents directs comme indirects, ainsi que leur  modèle économique. Les compétiteurs évoluent, et se nichent parfois en dehors de la sphère même du tourisme. Un exemple ? Leboncoin s’est installé dans la cour des spécialistes de la location de vacances, entre particuliers. "Il est indispensable d’analyser la concurrence, la demande et l’environnement juridique", ajoute Laurent Queige.

2) Faire preuve d’humilité

"Souvent, les start-up sont passionnées, et elles ont le sentiment d’être les seules à avoir imaginé leur concept, ajoute Florian Mesny. C’est une parfaite illusion ! L’important est d’en prendre acte, et d’aller vite en exécution". A l’issue de dizaines de pitchs, l’associé de 33Entrepreneurs n’a pas croisé de modèles vraiment disruptifs. A l’exception, peut-être, de l’américain Like Bucket, qu’il compare à un Evernote du voyage - et dont TechCrunch a dressé le portrait.

3) Soigner son organisation

Quel que soit son projet, "Il est important d’être bien structuré, et donc entouré des bonnes personnes, a complété Laurent Queige. Sur les 30 start-up que nous avons accompagnées, une seule a fait faillite". C’était une société développant une application coupe-file de restaurants, qui était "mal organisée". Si le Welcome City Lab affiche un taux de réussite aussi remarquable, par rapport à la moyenne française, c’est parce qu’il a l’avantage de combiner des ateliers, de l’accompagnement, et de favoriser les échanges entre des jeunes pousses partageant des préoccupations communes.

4) Etre en binôme ou en trinôme

Etre seul à la tête d’un projet l’hypothèque souvent. L’idéal est de partir dans l’aventure à deux ou trois cofondateurs, dotées de compétences complémentaires. "Un quart à un cinquième des dossiers de candidature que nous recevons au Welcome City Lab sont portés par une seule personne. Nous conseillons alors à tout entrepreneur isolé de trouver un associé, voire deux, il n'est pas un Superman !" Il existe même des start-up week-ends, semblables à des hackathons, permettant parfois de connecter des âmes solitaires, porteurs de projets et business angels.

5) Bien choisir son modèle économique

Il faut tester différents business models. C’était en tout cas le postulat du leader du covoiturage, Blablacar, qui a imaginé six modèles économiques, avant d'en tester 5 : le modèle SAAS, avec des plates-formes créées pour les salariés des entreprises ; la publicité classique ; les méthodes Freemium/Premium avec plus de services ; la mise en relation téléphonique ; le modèle transactionnel, qui est aujourd’hui la règle unique du site. Blablacar a envisagé l’abonnement annuel, mais ne l’a pas expérimenté. "Le BtoC demande de plus en plus de cash et de capacité d’exécuter rapidement", prévient pour sa part Florian Mesny.

6) Etre persévérants

Les entrepreneurs font souvent face à des difficultés, et pas seulement quand le modèle économique reste hésitant. "Les start-up sont chahutées par les flux et les reflux d'une mer parfois déchaînée, image Laurent Queige. Il leur faut alors redoubler de pugnacité, croire en leur projet et en eux-mêmes en tant qu'entrepreneurs. C'est absolument essentiel !". Les obstacles peuvent naturellement être des tremplins, mais il faut de fait avoir le courage de les affronter.

Bien se renseigner sur les aides financières

C'est notre conseil complémentaire, qui précède la création de la société. Car, qu'on se le dise, la France dispose de plusieurs leviers pour accompagner les jeunes pousses : Bpifrance, la Coface, Business France, les Chambres de commerce et d'industrie, les business angels... L'inconvénient, c'est que l'information est parfois diffuse, faute de portail unique. Le site de Bpifrance peut vous aiguiller, celui de votre Conseil régional aussi.

 

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