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La TMC Travel Planet quitte Manor

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Tristan Dessain-Gelinet, directeur de l'agence Trave Planet
Tristan Dessain-Gelinet, directeur de l'agence Trave Planet
© Catalina Cueto

L'agence a décidé de poursuivre seule, hors réseau, et assure signer des contrats aussi intéressants avec les compagnies aériennes.

Tristan Dessain-Gelinet, directeur de l'agence lilloise spécialisée dans le voyage d'affaires, a décidé de quitter le réseau Manor au 31 décembre prochain. Il était adhérent depuis 2013. Il explique ainsi sa décision : "Nous ne quittons pas Manor pour un autre réseau, mais parce que nous voulons être libres de signer les contrats que nous voulons".

Selon lui, les contrats déjà noués avec les compagnies aériennes sont "au moins aussi intéressants que dans le cadre du réseau, car ils sont basés sur du volume et du pilotage des ventes. Nous nous engageons auprès d'elles. Nous ne perdons rien en quittant Manor". Les contrats directs correspondent aussi "à notre stratégie d'autonomie actuelle, différente de celle qu'apporte l'intégration à un réseau. Bien sûr, on ne peut pas comparer la volumétrie de Manor avec la nôtre".

En passe d'adopter la norme NDC

Parallèlement, Tristan Dessain-Gelinet mise gros sur la technologie. "Nous consacrons un million d'euros par an à la partie développement", assure-t-il. L'agence est d'ailleurs la première en France à avoir demandé l'accès à NDC, la nouvelle norme proposée par les compagnies aériennes, pour contourner les GDS. "Après Lufthansa, le 2 novembre prochain, c'est au tour du groupe IAG de facturer 19 euros de frais pour les résas passées sur GDS, et de proposer une connexion NDC sans frais, dit-il. Cela fait réfléchir à l'évolution du secteur et à la future position d'Air France, dont le contrat de "full content" avec Amadeus s'achève en décembre prochain. Je ne vois pas comment la compagnie nationale pourra continuer à ne pas passer par le NDC".

Tristan Dessain-Gelinet poursuit sa réflexion : "Cette nouvelle forme de distribution va déboucher sur un changement de statut des agences, qui ne seront plus mandataires". Il défend l'idée que la TMC devra passer passer d'un rôle de distributeur à celui de négociateur. "Dans le business travel, la TMC n'a jamais fait son coming out sur sa rémunération via les fournisseurs".

Pour l'heure, il revendique un volume d'affaires de 100 millions d'euros pour 2017, en servant une centaine de comptes, et vise pas moins de 200 millions en 2018.

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