Le naufrage d'Air Littoral est une douche froide pour le Languedoc-Roussillon, et pas seulement en termes d'emplois. La compagnie faisait cavalier seul sur ses 14 destinations au départ de Montpellier (vers Lille, Strasbourg, Nantes, Bordeaux...), où était installé son siège social. L'aéroport cherche désormais un nouveau bol d'air, avec des solutions de remplacement. En attendant, les clients des agences se rabattent sur des vols en correspondance (via Paris ou les autres hubs d'Air France) ou sur le train. Air Littoral fait aussi défaut à Nice, sa première escale, avec 758 000 passagers. Ses principales lignes (Nantes, Lille, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse) depuis la Côte d'Azur ont toutefois l'avantage d'être desservies également par Air France.
Sans surprise, les plates-formes touchées par la débâcle d'Air Littoral font les yeux doux à d'autres transporteurs, les compagnies à bas coûts, mais aussi Air France et ses filiales régionales. La direction de la compagnie nationale précise qu'elle mettra en oeuvre les réponses nécessaires pour assurer la pérennité de liaisons intérieures, dans la mesure où celles-ci ne mettent pas en péril la santé financière de l'entreprise.

