Au total, les nuitées dans les hébergements collectifs touristiques hors campings s’élèvent à 84,2 millions au deuxième trimestre 2026. La fréquentation progresse ainsi de 1% sur un an, après un premier trimestre déjà bien orienté.
La hausse concerne à parts égales les clientèles résidente et non résidente*, dont la fréquentation augmente de 1% chacune. Dans le détail, les hôtels affichent une progression de 1,4%, tandis que les Autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT)** enregistrent un léger recul de 0,5%. Cela correspond à une baisse d’environ 100 000 nuitées.
Les hôtels 4 et 5 étoiles tirent la croissance
La progression de la fréquentation hôtelière est notamment portée par les établissements de catégories supérieures. Les hôtels 3 étoiles enregistrent une hausse de 3,7% de leurs nuitées au deuxième trimestre, tandis que ceux classés 4 ou 5 étoiles progressent de 4,2%.
La fréquentation recule en revanche de 2,1% dans les hôtels 1 ou 2 étoiles. Elle diminue plus nettement encore dans les établissements non classés, avec une baisse de 12% sur un an.
La clientèle résidente contribue largement à la progression de l’hôtellerie. Ses nuitées augmentent de 1,9%, soit environ 700 000 nuitées supplémentaires. Celles des clientèles non résidentes progressent pour leur part de 1,1%, avec 250 000 nuitées supplémentaires.
Le littoral enregistre la plus forte hausse
Les évolutions varient également selon les territoires. La fréquentation hôtelière augmente de 4% sur le littoral au deuxième trimestre 2026. Dans les massifs de montagne, elle est quasiment stable, à -0,2%, tandis que les autres territoires enregistrent une progression de 1,1%.
Du côté des espaces urbains, la situation est plus contrastée. La fréquentation progresse fortement dans les communes urbaines de densité intermédiaire, avec une hausse de 9,2%. Elle recule en revanche de 2% dans l’urbain dense et reste stable dans les communes rurales.
Les Américains en hausse, les Britanniques en retrait
Dans les hôtels, les nuitées des clientèles non résidentes progressent de 1,1% sur un an. Plusieurs marchés européens affichent une hausse, à commencer par la Belgique (+4,6%), les Pays-Bas (+4,4%) et l’Allemagne (+2,7%).
La fréquentation de la clientèle britannique diminue toutefois de 2,7%. Hors Europe, les touristes américains sont davantage présents dans les hôtels français, avec une progression de 8% de leurs nuitées.
À l’inverse, la fréquentation des clientèles en provenance d’Asie et d’Océanie recule fortement, de 12%.
Le tourisme d’affaires repart à la hausse
L’Insee relève également une reprise du tourisme d’affaires. Les nuitées liées à ce motif progressent de 6% au deuxième trimestre 2026, soit près de 1,4 million de nuitées supplémentaires par rapport à la même période de 2025.
Il s’agit de la première hausse enregistrée depuis la fin de la crise sanitaire. La progression concerne notamment les communes urbaines, avec une hausse de 4,3% dans l’urbain dense et de 11,7% dans l’urbain intermédiaire.
Malgré ce rebond, le tourisme d’affaires reste largement inférieur à son niveau d’avant-crise. Les nuitées enregistrées au deuxième trimestre 2026 sont encore inférieures de 32,7% à celles du deuxième trimestre 2019.
*Par clientèle résidente, l’Insee entend des personnes qui ont leur domicile principal en France, quelle que soit leur nationalité. La clientèle non résidente correspond à des personnes qui ont leur domicile principal à l’étranger, quelle que soit leur nationalité. Autrement dit, un Français vivant à l’étranger est compté comme non résident lorsqu’il séjourne en France, tandis qu’un étranger vivant en France est compté comme résident.
**Les AHCT regroupent les hébergements collectifs à vocation touristique qui ne sont ni des hôtels classiques ni des campings. Selon l’Insee, cela inclut les résidences de tourisme et résidences hôtelières ; les villages de vacances et maisons familiales de vacances ; les auberges de jeunesse, auberges collectives et centres internationaux de séjour (CIS) ; les centres sportifs à vocation touristique.