Abonnez-vous au magazine

Identifiez-vous

Jeux Olympiques : quelles retombées pour le tourisme ?

| | | | par
Paris organisera les JO en 2024, un siècle après les avoir reçus pour la dernière fois.
Paris organisera les JO en 2024, un siècle après les avoir reçus pour la dernière fois.
(c) Paris 2024

Le tourisme sera incontestablement l'un des grands gagnants de l'événement. Il devrait en percevoir 30% des retombées.

Paris tient (enfin) ses JO. Pour les pros, la date du 2 août 2024, qui marquera le début de la compétition, est déjà inscrite en rouge dans le calendrier. Sur les cinq à onze milliards de retombées que doit générer l’événement, d’après les estimations du comité d’organisation, 30% devraient aller directement au tourisme, indiquait en août Frédéric Valletoux, président du Comité régional du tourisme Paris Ile-de-France. Dans la construction et le tourisme - les deux secteurs qui bénéficieront le plus de l’événement -, jusqu’à 247 000 emplois pourraient être pérennisés, d'après le CDES. Des retombées sont aussi attendues du côté de l’événementiel et du tourisme d’affaires : les JO seront un important levier de communication pour les entreprises, qui ne manqueront pas de s’en emparer pour organiser des incentives et événements VIP.

Un coup de pub planétaire

Les JO donneront en outre un coup de projecteur planétaire sur Paris, mais aussi sur la France. “Les Jeux constituent par leur retentissement, leur impact médiatique (3,7 milliards de téléspectateurs, 25 000 journalistes) un formidable outil de promotion internationale pour le pays hôte”, indique le comité Paris 2024 sur son site. Les organisateurs ont notamment prévu de valoriser certains sites emblématiques en y organisant les épreuves sportives : équitation au Château de Versailles, escrime dans le Grand Palais ou Beach-Volley devant la tour Eiffel.

Mais la question du coût réel de l’événement n’a pas manqué d’être à nouveau évoquée. Les organisateurs ont promis que la facture ne dépasserait pas les six milliards d’euros, en capitalisant au maximum sur les infrastructures existantes. Mais les éditions précédentes, dans d’autres villes, ont montré que les budgets annoncés initialement n’étaient jamais respectés.

Autre bémol, la destination risque d’être boudée par sa clientèle touristique traditionnelle pendant l’événement, craignant l'affluence ou la hausse des prix, remplacée par le touriste sportif, dont les modes de consommation ne sont pas nécessairement les mêmes. La destination pourrait donc plutôt voir son tourisme faire un bond après l’événement, mais aussi avant, en profitant rapidement de l'exposition médiatique générée dès l'annonce de l'attribution des Jeux. Les professionnels se retroussent déjà les manches.

 

 

 

Soyez le 1er à réagir

Vous devez remplir correctement les champs suivants : Pseudo, Email, commentaires




imprimer