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GUY CHAUMEREUIL un autre regard sur la montagne

| | Le 01 novembre 2016 à 00h 00 par Propos recueillis par Jérôme Bourgine

Ancien reporter à Radio France, président de la Grande Traversée des Alpes et fondateur du festival Le Grand Bivouac, qui fête ses 15 ans, Guy Chaumereuil multiplie les engagements pour partager avec le plus grand nombre - et notamment les plus jeunes - sa passion de la montagne et de l'itinérance. Rencontre avec un hyperactif aussi généreux que modeste.

Extrait de 2688 caractères : L'Écho touristique : Quand vous observez l'évolution récente dans le domaine du tourisme, qu'est-ce qui vous chagrine et qu'est-ce qui, au contraire, vous enthousiasme ? Guy Chaumereuil : Aujourd'hui, on s'intéresse beaucoup aux clients étrangers. C'est très bien, et évidemment indispensable, mais on délaisse les Français, les jeunes surtout. L'hyper-réglementation est en train de condamner les colonies de vacances. Dans certains départements, 50 % ont fermé. Et les jeunes n'intéressent pas les professionnels. « Ils dépensent peu », vous explique-t-on... Peut-être, mais s'ils ne viennent pas à la montagne entre 5 et 10 ans, ils n'y reviendront pas une fois adultes, et pas davantage quand ils seront des seniors dépensiers. C'est aussi simple que ça. Toutes mes actions vont dans ce sens : transmettre, donner à voir, donner envie. Comment pensez-vous que Christophe Profit, ce Normand, soit devenu un grand alpiniste ? Enfant, des images de montagne l'ont fait rêver. C'est pour créer cette envie que j'ai créé, avec Montagnes Magazine et le Groupe de Haute Montagne, les Piolets d'Or, qui récompensent des ascensions exceptionnelles. Comment est né ce lien puissant qui vous unit à la montagne ? Enfant, je passais de longs mois, hiver comme été, à 1 500 m d'altitude, chez mes grands-parents, dans la vallée de la Maurienne. Les foins, les étables, les veillées... j'ai baigné dans cette atmosphère d'avant les stations de ski - stations dont j'ai ensuite suivi l'éclosion en tant que journaliste, après cette incroyable décision étatique, unique au monde : le « Plan Neige », décidé par le général de Gaulle. Enfin, arrivé quelques années plus tard à Montagnes Magazine sans être alpiniste pour un sou, j'ai eu la chance de suivre plusieurs grandes expéditions dans l'Himalaya. Un vrai coup de coeur ! Grands espaces, silence, beauté... La montagne vous transcende. Néanmoins, mon rapport, bien qu'amoureux, reste distancié et tout sauf exclusif. N'en déplaise à certains, je refuse de faire de ce lieu magique une religion ou une chasse gardée. Bien au contraire. Quel a été votre voyage le plus marquant ? J'avais accompagné une expédition au pied du K2, en Chine. Tandis que les alpinistes grimpaient, je suis redescendu vers la civilisation, plusieurs jours de marche accompagné par des chameaux et deux bergers ouïghours ne parlant pas un mot d'anglais. Nous étions en 1988, il n'y avait pas de téléphone mobile. Une solitude incroyable m'est soudain tombée dessus. Au point que je me parlais pour entendre des mots compréhensibles. Lorsque j'ai terminé le pavé de 700 pages que je...

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