Abonnez-vous au magazine

Identifiez-vous

Fusion TUI/Transat : le CE de TUI France émet un avis défavorable

| | | | | | | par
Une nouvelle étape dans la fusion entre TUI et Transat France a été franchie.
Une nouvelle étape dans la fusion entre TUI et Transat France a été franchie.
Copyright : Alexis Paoli.

C’était prévisible depuis l’ouverture des négociations : après le Comité central d’entreprise (CCE) le 2 juin dernier, c’est le CE de TUI France qui a émis un avis défavorable au plan de départ volontaire (PDV) proposé dans le cadre de la fusion entre TUI et Transat France.

Le comité d’entreprise (CE) de TUI France a donc refusé de donner son approbation au PDV proposé par la direction du groupe dans le cadre du projet One, qui dessine les contours de la fusion entre TUI et Transat France. "Il est basé sur l’avis émis par le CCE le 2 juin, et nous y avons rajouté quelques points supplémentaires", explique Lazare Razkallah, secrétaire général du CE et délégué CGT chez TUI France.

"Nous ne sommes toujours pas satisfaits des propositions formulées par la direction. On estime que le PDV proposé est un plan au rabais, notamment parce que le groupe TUI est un groupe riche. Nous ne sommes pas tous traités à la même enseigne : certains salariés âgés de plus de 50 ans et avec plus de 20 ans d’ancienneté, avec les propositions qu’on leur a faites, n’ont aucun intérêt à quitter le groupe", précise le syndicaliste, qui assure que les représentants du personnel resteront vigilants.

La Direccte devra se prononcer d’ici la fin du mois

Désormais, la direction comme les représentants du personnel attendent les observations de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), qui recevra les premières modalités proposées dans le cadre du PDV dès ce mercredi 7 juin.

La Direccte devra rendre une décision le 28 juin. Un premier appel au départ volontaire devrait être formulé par la direction dès le 3 juillet. Deux autres suivront en février et en juillet 2018. Une commission de suivi, composée de membres de la direction, de représentants du personnel et de la Direccte, veillera au bon déroulement des opérations.

"Dans ce genre de fusion, c’est l’humain qui est primordial. Et si on constate qu’il y a des petits arrangements entre amis, on n’hésitera pas à saisir les autorités compétentes", prévient Lazare Razkallah.

Soyez le 1er à réagir

Vous devez remplir correctement les champs suivants : Pseudo, Email, commentaires




imprimer