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Des compétitions à ne pas manquer

| | | | Le 01 octobre 2017 à 00h 00 par Pascale Missoud

Alors que le Comité International Olympique vient d'attribuer les Jeux de 2024 à Paris, les acteurs du secteur touristique y trouveront-ils un prétexte, un but ou juste un plus ? En fonction de son image prestigieuse ou controversée, tout rendez-vous sportif peut être un atout ou un flop. Entre investissements pas forcément maîtrisés et bénéfices parfois difficiles à anticiper, touristes méfiants mais sociétés enthousiastes, les grands événements sportifs constituent-ils une aubaine ou une gabegie ? Et, surtout, les retombées économiques - plus que jamais à l'ordre du jour - sont elles à la hauteur des prévisions et des attentes.

Extrait de 2827 caractères : Paris 2024 : sur le papier la mariée est plutôt belle. Des JO en apparence moins dispendieux que les précédents, plus écolos et surtout plus rentables. À ce jour, en effet, les investissements sont estimés à 6,2 milliards d'euros; 3 milliards dont un tiers pour relifter le Grand Palais, le Stade de France, le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines et construire un centre aquatique. Le reste ira au village olympique - partiellement financé par des investisseurs privés. La billetterie assurerait une partie des 3,2 milliards de frais de fonctionnement : la capitale joue même la prudence en avançant un taux de remplissage de 85% quand Londres 2012 avait dépassé les 95%. De plus, le comité d'organisation Paris 2024 affirme que ces Jeux réduiront leur empreinte carbone de 55% par rapport à ceux d'outre-Manche, considérés comme une référence. Enfin et surtout, la capitale française possède déjà près de 95% des infrastructures nécessaires, transports et hébergements inclus, quand Sotchi n'avait au départ ni tout à l'égout ni pistes de ski ! Du côté des équipements à transformer ou inventer pour l'après-JO les solutions semblent trouvées. Avec ses 4 000 lits, le village des médias servirait au développement territorial de Dugny et du Bourget ; desservi par Grand Paris Express, le futur métro automatique, le village Olympique mettra pour sa part en lumière le nouvel éco-quartier Pleyel. Au programme, 3 500 logements, deux hôtels et 100 000 m2 d'activités économiques. À même de booster la Seine-Saint-Denis tout en la désenclavant. Et le stade d'eau-vive de la base nautique de Vaires-Torcy (Seine-et-Marne) dédiés aux sportifs de haut niveau, aura une finalité touristique. Copie à revoir Sur ces attrayantes prévisions plane pourtant l'ombre implacable d'un dépassement budgétaire. De Munich (1972) à Vancouver (2010) en passant par Turin (2006), depuis plus de 30 ans, aucune ville-hôte n'y a échappé. Londres qui promettait un montant initial de 4,6 milliards d'euros, en a finalement dilapidé 15. Et que dire de Sotchi, les Jeux les plus chers de l'histoire, avec 46 milliards de dépenses, contre 10 annoncés ! Les analyses commandées en amont font souvent preuve d'une vision également un peu trop euphorique, question tourisme. En cause notamment, les effets d'éviction : les grandes manifestations sportives ont tendance à faire fuir les touristes traditionnels - tarifs en hausse, transports bondés, pollution aggravée et désormais risques terroristes accrus - au profit de fans ou d'amateurs de sports qui dépensent généralement moins (effet de substitution). Ce fut le cas à Londres comme à Pékin en 2008 ; à Vancouver, la baisse s'est...

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