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Costa Concordia : le capitaine définitivement condamné à 16 ans de prison

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Le Costa Concordia était en service depuis 2006.
Le Costa Concordia était en service depuis 2006.

Le "capitaine couard" comme l’a surnommé la presse italienne a récemment comparu devant la cour de cassation italienne.

L’ancien commandant du Costa Concordia, Francisco Schettino, a été définitivement condamné à 16 ans de prison ferme par la Cour de cassation italienne pour homicides, abandon de navire et naufrage. En janvier 2012, le commandant avait quitté son navire en pleine opération de sauvetage. L’accident a fait 32 morts.

Au soir du 13 janvier 2012, le Costa Concordia, un navire de croisière deux fois plus gros que le Titanic, avait heurté un rocher alors qu'il naviguait trop près des côtes de l'île du Giglio, au large de la Toscane. Il s'était alors échoué sur des rochers à quelques dizaines de mètres de l'île, avec à son bord 4 229 passagers et membres du personnel.

Un capitaine irresponsable

Francesco Schettino paie le prix de son irresponsabilité. En effet, la justice reproche à Francisco Schettino d'avoir effectué une manœuvre hasardeuse pour "saluer" l'île du Giglio, puis d'avoir attendu une heure avant de sonner l'alarme malgré le trou béant dans la coque, laissant le navire pencher au point de rendre la moitié des chaloupes inutilisables.

Devant la justice, le commandant a multiplié les justifications maladroites. Ainsi, pour expliquer son abandon du navire alors que 2 000 personnes se trouvaient à bord, Francesco Schettino a déclaré s’être retrouvé dans une chaloupe sous le seule effet "de la force de gravité". Au terme de procédures négociées, la compagnie Costa a quant à elle été condamnée à un million d'euros d'amende et cinq autres employés ont écopé de peines de 18 à 34 mois de prison.

Quant à la gigantesque épave restée en partie immergée pendant plus de deux ans devant l'île du Giglio, elle a été renflouée au prix d'un effort titanesque qui a coûté plus de 600 millions d'euros, puis conduite en juillet 2014 dans le port de Gênes, où elle a été démantelée.

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