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Corsair et TUI attaquent le marché cubain

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Pascal de Izaguirre entouré d'Antoine Huet et de Samuel Vivares à l'Alliance Française de La Havane.
Pascal de Izaguirre entouré d'Antoine Huet et de Samuel Vivares à l'Alliance Française de La Havane.

Désireux de "diminuer le poids de la Réunion et des Antilles dans son volume d’affaire", Corsair poursuit le développement de son réseau caribéen et se positionne sur un marché cubain où la bataille est féroce.

Destination touristique en pleine expansion sur les marchés français et européens, Cuba bénéficie d’un fort potentiel de développement. Une tendance qui n’a bien évidement pas échappé à TUI et Corsair. D’ailleurs le groupe TUI a enregistré 54% d’augmentation sur la destination pour la saison hiver 2017.

"La desserte de Cuba par Corsair est un projet qui nous tient à cœur depuis longtemps, a rappelé hier son président Pascal de Izaguirre lors du vol inaugural entre Paris et La Havane. Nous avions initié cette demande en 2013, il nous a fallu quatre ans pour y arriver. Je suis donc extrêmement fier et heureux de voir nos efforts récompensés avec l’ouverture de lignes directes vers La Havane, depuis le 4 mai dernier, et Varadero, à partir d’octobre prochain." Ce qui place la compagnie en concurrence directe avec les compagnies françaises Air France, d’XL Airways et d’Air Caraïbes "qui a ouvert l’hiver dernier".

Deux puis trois liaisons par semaine

Corsair desservira désormais la capitale cubaine à raison de deux fréquences hebdomadaires les jeudis et samedis. Avec ces deux rotations, la compagnie entend apporter "plus de vols, plus de flexibilité, des tarifs attractifs et un produit de qualité". Un nouveau slot dans un aéroport qui va être modernisé grâce à la nouvelle gestion par Paris Aéroport.

"Nous ne misons pas que sur les touristes, nous visons aussi les Cubains qui vivent en France, a expliqué Pascal de Izaguirre, par ailleurs PDG de Corsair. Le transport aérien, ce n’est pas que le transport d’un point A à un point B. C’est aussi synonyme d’emplois pour Cuba. Ici nous allons rencontrer le chef d’Etat cubain, mais aussi le ministre des Transports que nous avons d’ailleurs invité à l'IFTM."

"Notre but est d’avoir le meilleur rapport qualité/prix du marché, avec des aller/retour à partir de 296€, et un tarif moyen inférieur à 700 €", explique Antoine Huet, directeur général adjoint.

 

Une offre complémentaire avec le tour-opérateur

Questionné sur la possibilité d’être en surcapacités sur l’île révolutionnaire, les dirigeants sont catégoriques : "La clientèle est là. Et à la différence de nos concurrents, les touristes TUI volent exclusivement sur Corsair. La ligne pour Varadero sera dédiée à cette clientèle. Celle pour La Havane visera celle que nous comptons conquérir. "

Car du côté du tour-operating, Nouvelles Frontières et Vacances Transat (groupe TUI) sont déjà présents sur Cuba depuis respectivement 35 ans et 25 ans. TUI possède donc une offre développée qui le place en leader de la destination sur le marché français. 

Avec le Cayo Santa Maria (9 jours/7 nuits, à partir de 1 299 € TTC par personne) et le Peninsula Varadero (9 jours/7 nuits À partir de 1 199 € TTC), Lookéa possède deux clubs en formule tout inclus et francophone très bien situés. De plus, TUI France programme 37 séjours en liberté Passion des îles / Vacances Transat, en s'appuyant sur 32 hôtels 4 et 5 étoiles, des "casas particulares", quatre combinés et une croisière.

"Et ce n’est pas fini ! J’espère bien ouvrir d’autres clubs Lookéa à Cuba  et si nous pouvons augmenter les vols nous le ferons" a conclu Pascal de Izaguirre.

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