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Ciel, un couteau en cabine !

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Le voyageur avait ce couteau dans sa sacoche, sur ses vols AR entre Paris et Montpellier. Il s'en est rendu compte quelques jours après son vol retour.
Le voyageur avait ce couteau dans sa sacoche, sur ses vols AR entre Paris et Montpellier. Il s'en est rendu compte quelques jours après son vol retour.
© Linda Lainé

La sécurité renforcée ? Sans doute, mais avec quelques failles dans les contrôles des aéroports français.

 

Parti en week-end dans le sud de la France, c’est avec un couteau dans son sac à main qu'un passager a pu embarquer à bord d’un avion de ligne. L’acte n’était pas délibéré : le canif sert aux pique-niques de printemps du voyageur, qui a omis de le retirer de sa sacoche avant d'embarquer.

Comme le montre la photo que nous avons prise, il ne s'agit bien sûr pas d'un sabre... Mais il reste un couteau avec une lame en métal, normalement prohibé, surtout suite aux attentats dans l’Hexagone et ailleurs en Europe.

A l'aller comme au retour

C’est pourtant en toute quiétude qu’il a passé les contrôles au départ, à l’aéroport de Paris-Orly, mais aussi au retour, à Montpellier. Soit sur deux vols, sur une compagnie régulière. Seule la crème solaire a fait tiquer les services en charge des contrôles, à Orly… Cherchez l'erreur.

Un tel témoignage montre, une nouvelle fois, des lacunes dans les contrôles. Les compagnies aériennes en ont sans doute conscience. Mais, pour leur décharge, leur marge de manœuvre reste étroite, face à une responsabilité pourtant énorme. C’est après tout, ensuite, la sécurité des passagers qui peut être en jeu… D’où viennent les failles ? Les aéroports français répondront qu’ils manquent de moyens et de matériel efficace pour assurer les contrôles, sans pour autant allonger les files d’attente. En attendant, le problème reste entier.

Une lame supérieure à 6 cm

Nous avons interrogé Paris Aéroport. "Les objets contondants dont les lames dépassent 6 cm ne sont pas admis dans les avions",  nous a-t-on répondu. Une information publiée en ligne. "Normalement, le scanner et l’agent qui contrôle le scanner doivent identifier les objets défendus, pouvant justifier un contrôle approfondi du bagage, et la confiscation du couteau. C'est fiable à 100%. Mais le risque zéro n'existe pas."

Nous avons donc mesuré la lame du couteau qui a voyagé en cabine entre Paris et Montpellier. Sa lame mesure 7 cm (et 6,4 cm jusqu'à l’encoche).

Les services de sûreté sont assurés par des prestataires de Paris Aéroport, dont les employés sont formés pour ce type de contrôles, nous a précisé le gestionnaire des plates-formes franciliennes.

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