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Cathay Pacific : le marché français compense la baisse de la demande asiatique

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Un A350-900 de la compagnie hongkongaise.
Un A350-900 de la compagnie hongkongaise.
© Cathay Pacific

Avec son nouvel Airbus A350 qui vole entre Paris et Hong Kong trois fois par semaine, Cathay Pacific se donne les moyens de séduire une clientèle loisir haute contribution. De quoi contenir les pertes liées à la désaffection des Asiatiques envers la destination France.

Pour remplir ses avions entre Paris et Hong Kong, Cathay Pacific n'a eu d'autre choix que de miser sur les départs de passagers français, les touristes asiatiques boudant la France depuis la série d'attentats débutée en 2015. "Depuis deux à trois ans, nous sommes sur une croissance à deux chiffres pour les départs France", se félicite Thierry Lhoyer, directeur ventes et marketing arrivé en septembre 2016 avec Edward Coles-Gale à la direction générale du marché France.

L'A350, arme de séduction 

Un pari réussi donc, qui a permis à la compagnie de maintenir ses 10 vols par semaine entre Paris et Hong Kong. Si sept d'entre eux restent opérés en Boeing 777, trois autres, ceux du soir, sont exploités depuis novembre 2016 avec le nouvel Airbus A350. Un argument de plus pour dynamiser les ventes au départ du marché France. D'autant qu'avec la baisse des arrivées en provenance des marchés asiatiques, la compagnie a plus de places dans ses avions.

"Nous développons le loisir haute contribution grâce à la nouvelle cabine Premium éco sur l'A350", détaille Thierry Lhoyer. Avec un repas semblable à celui de la classe Affaires, son nouveau siège designé par Porsche, et un confort amélioré (espace de 101 cm entre les sièges, inclinaison de 22 cm,…), elle a de quoi convaincre des voyageurs loisirs et affaires, mais aussi la clientèle affinitaire avec d'importantes communautés hongkongaise et vietnamienne installées en France.

Un vaste réseau en Asie-Pacifique

Tandis que la moitié des passagers français continuent leur voyage après Hong Kong, Cathay Pacific y propose des "free stop" afin de promouvoir la destination. Les voyageurs peuvent ensuite poursuivre leur itinéraire, notamment via la soixantaine de connexions qu'elle propose en Asie-Pacifique ou les quelque 400 vols par semaine en Chine avec Cathay Dragon (ex-Dragonair), sa filiale régionale qui vient de changer de nom pour se rapprocher de sa compagnie-mère.

Côté Asie, Cathay participe à l'effort commun pour relancer le marché. "Avec ce que le gouvernement met en place, nous espérons repositionner la France comme destination pour les touristes asiatiques", souligne Thierry Lhoyer. En attendant, la compagnie poursuit le développement d'une offre et d'un service de qualité qui lui permettent de garder le cap, notamment face aux low cost et aux compagnies du Golfe.

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