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Brexit : des quotas pour les passagers du Bruxelles-Lille

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Les conditions d'accès à l'Eurostar sont renforcées pour les voyageurs français.
Les conditions d'accès à l'Eurostar sont renforcées pour les voyageurs français.
© Eurostar

Pour des raisons de sécurité, le Royaume-Uni impose des quotas de places pour les voyageurs français de l’Eurostar Bruxelles-Londres qui s’arrêtent à Lille.

De nombreux salariés français travaillant à Bruxelles empruntent quotidiennement l’Eurostar de 17h56, au départ de la capitale belge et à destination de Londres, pour s'arrêter à Lille. "Pour des raisons de sécurité interne", Londres a décidé de renforcer les mesures de contrôle des passagers depuis le 30 janvier.

Désormais, ils ne pourront voyager que dans le seul wagon 18, qui compte 68 places, dont 20 debout pour au moins 103 abonnés qui empruntent chaque jour l’Eurostar, selon les informations obtenues par Le Dauphiné Libéré. Ils ne pourront pas circuler dans le reste du train. Un dispositif qui existe sur d’autres horaires depuis 2014 et qui permet un contrôle spécifique des bagages.

Des quotas qui font suite à une révélation dans la presse

Ces nouvelles dispositions sécuritaires font suite à la parution d’un article dans le Daily Mail du 23 janvier. Un reporter s’y étonnait que les voyageurs lillois embarquent à Bruxelles sans contrôle d’identité, au nom de la libre circulation des personnes dans l’espace Schengen.

Un fait rapidement surnommé "la faille lilloise" au Royaume-Uni, qui semble craindre l’intrusion de voyageurs mal intentionnés par ce biais. Comme pour les trains moins fréquentés, les autorités britanniques imposent donc le regroupement des voyageurs dans un seul et même wagon. Dans un article publié par Le Figaro, Arnaud Vanhelle, président de l'association de voyageurs Train Life, s'inquiète des conséquences futures du Brexit. "Aujourd'hui, les mesures se renforcent. Nous craignons le pire..." .

Selon plusieurs médias, d’ici à la fin de l’année, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique partageront les données fournies par les voyageurs qui achètent un billet de Thalys ou d'Eurostar, permettant ainsi le contrôle automatique des usagers par les autorités.

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