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Austral Lagons a réussi sa renaissance

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Fabrice Bouillot, Hélion de Villeneuve, Philippe Tesson et Philippe Cornubert.
Fabrice Bouillot, Hélion de Villeneuve, Philippe Tesson et Philippe Cornubert.
© Florian De Paola

Le TO spécialiste des produits à la carte dans les îles lointaines s'est redressé après son rachat, en 2013, et affiche ses nouvelles ambitions.

En 2016, Austral Lagons enregistre un chiffre d'affaires de 36 millions d'euros, en progression de 38% par rapport à 2015 (en excluant l'activité de Secrets, revendu en début d'année). "On est très satisfaits : depuis la reprise, on affiche chaque année des progressions à deux chiffres", sourit Hélion De Villeneuve, directeur général d'Austral Lagons. En 2013, aux côtés de Philippe Cornubert et du journaliste Philippe Tesson, il rachète le TO qu'ils avaient créé en 2002 à Thomas Cook, qui l'avait absorbé dans le cadre du rachat de Jet Tours, en 2007.

"La marque s'était quasiment effondrée. On a dû tout reconstruire", assure Hélion de Villeneuve. Aujourd'hui, Austral Lagons revendique la place de leader sur ses deux destinations phares, la Polynésie française et les Seychelles. "Dans tous les autres marchés, on est en progression et toujours dans le top 5 des acteurs implantés sur place", ajoute Philippe Cornubert. En faisant partir environ 12 000 clients en 2016, pour un panier moyen de 3500 euros par personne, Austral Lagons a réussi son retour dans le monde du tour-operating.

Succès de la production Afrique Australe

Un autre motif de satisfaction porte désormais les ambitions du TO qui emploie 38 salariés : le succès de la production sur l'Afrique australe (Botswana, Namibie, Tanzanie, Zanzibar, Afrique du Sud, Momzambique), lancée en septembre 2016. "On devrait réaliser 6 millions d'euros de CA pour la première année : c'est très satisfaisant", estime Hélion de Villeneuve. La production Afrique devrait être largement enrichie pour 2017/2018, sans nécessairement ouvrir de nouvelles destinations. "On va surtout enrichir le catalogue d'expériences", explique Fabrice Bouillot, spécialiste de l'Afrique et embauché récemment par Austral Lagons en tant que directeur de production pour s'occuper de cette nouvelle activité.

Grâce à ces performances, le voyagiste envisage déjà la saison prochaine avec optimisme. "A date égale, nous avons réalisé 33 millions d'euros de volume d'affaires, soit +18,5% par rapport à l'année précédente", chiffre Hélion de Villeneuve. En 2017, Austral Lagons espère atteindre des ventes de 44 millions d'euros. "Maintenant que nous sommes rentables, nous pouvons envisager d'absorber plus de volume", annonce le DG, qui va recruter 6 nouveaux forfaitistes pour soutenir cet objectif. L'entreprise remplit désormais tous les critères (notamment financiers) imposés par IATA. "Cela nous a permis de récuperer 1 million d'euros de caution".

S'imposer comme un spécialiste B2B

Austral Lagons veut occuper une place stratégique sur le marché, celle d'un opérateur B2B de référence. "Notre positionnement est très clair : on ne peut pas confier le voyage d'une vie, complexe et lointain, à un généraliste". Pour être identifié des agents de voyages, le TO multiplie les formations dans ses locaux de Saint-Germain-des-Prés à Paris, et a invité plus de 120 vendeurs en éductours à Bora-Bora, en Afrique du Sud ou encore aux Seychelles.

"Le conseil du spécialiste, c'est l'avenir des agents de voyages. On pense qu'ils ont déjà perdu la billetterie de passage et qu'ils perdront vite la vente des forfaits packagés au profit des acteurs du web. Mais pour ces produits à la carte, ils ont toute leur place", juge Hélion de Villeneuve. Son analyse rejoint le modèle économique porté par Austral Lagons, qui réalise 92% de son activité en B2B. D'ici au moins de juillet, son site pro fera d'ailleurs peau neuve pour intégrer la production Afrique australe et l'activité croisières du TO. Austral Lagons s'appuie toujours sur des réseaux (Tourcom/Manor, Havas, Thomas Cook, ...). Mais le TO n'a pas encore signé avec Selectour, premier réseau en France.

Relancé sur des bases financières plus solides, il a également dégagé un bénéfice net égal à 2% de son chiffre d'affaires en 2016.

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