Dans la ville, il y a des cactus. Sur le Paseo Maritimo, ils alternent avec des palmiers, des héliconias et des ficus. Les maisons sont enveloppées de jacarandas et bougainvilliers. « Toutes les plantes tropicales poussent ici », souligne la guide avec un accent fleuri. Au pied de ses montagnes, face au Maroc, Malaga, aux multiples jardins botaniques, n’est pas la capitale de la Costa del sol pour rien. Bien sûr un urbanisme massif l’a un peu défigurée. Les arènes de combats de taureaux, par exemple, sont coincées entre des buildings très XXe. Mais le Castillo de Gibralfaro et la forteresse de l’Alcazabra dominent toujours fièrement le port, deuxième de la péninsule pour les croisières touristiques, et sa ville, longtemps place forte maure puis chrétienne comme en témoigne le tintement des cloches de la cathédrale. Les Anglais aussi l’ont envahie, non pas militairement comme Gibraltar voisin, mais à cause des vins qui portent son nom de telle sorte que beaucoup de femmes y sont blondes aux yeux bleus. Aujourd’hui, ce sont les touristes qui s’y ruent mais la douce Andalouse, parfumée aux essences d’oranges amères, reste enivrante.
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